"Un book de graphiste en ligne avec des galeries ? Mais c'est totalement has-been, mon pauvre ami... Fais plutôt un blog !"

Jeux Olympiques 2024 : la doctrine de l'auto-destruction festive. Détournement logo JO 2024 flamme qui pleure

Jeux Olympiques 2024 : doctrine de l'auto-destruction festive

Un article pompeux, qui enfonce des portes ouvertes, tout en insultant ses lecteurs ʅ(ツ)ʃ

Temps de lecture : Une mi-temps

Niveau d'énervement : Tâche de sauce tomate sur chemise blanche

Article intégralement rédigé par un être humain sans recours à des IA.

Navigation rapide :


NOTE DE L'AUTEUR : Cet article a principalement été rédigé durant le mois de mai 2023. Certains événements au niveau national et international survenus depuis sont susceptibles d'y apporter un éclairage différent.


WARNING : Cet article étant très acidulé, je vous invite au préalable à allez lire l'excellente analyse proposée par le site "Bon Pote" qui abordait déjà le sujet à l'occasion des JO de Beijing 2022, le tout sur un ton plus engageant, et de manière très bien sourcée :

https://bonpote.com/boycotter-les-jeux-olympiques-est-la-seule-reponse-humaine-possible/

Par ailleurs, bien que l'article qui suit soit très orienté, n'allez pas croire que ce que j'y expose sort de mon chapeau :

France Infos : La promesse de jeux olympiques écologiques est-elle crédible ?

Le Monde : Les JO de Paris 2024 peuvent-ils respecter la planète ?

Le Monde : Des JO positifs pour le climat : l'impossible promesse des jeux de paris 2024

Enfin, cet article est relativement long. Je vous invite donc à le consulter au calme, ou à en scinder la lecture en 2 ou 3 fois si vous saturez (fragiles que vous êtes).


À la mulitude de polémiques légitimes ayant déjà surface à l'approche des JO 2024 se superpose un contexte qui, à lui seul, devrait justifier de purement et simplement annuler la tenue de cet "événement".

Alors que les rapports du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) / IPCC et d'autres groupes d'études reconnus nous alertent sur les effets de cliquets d'ordre climatiques, environnementaux, énergétiques, et sociétaux...

Alors que l'on subit déjà les effets dévastateurs engendrés par une activité humaine devenue hors contrôle et que le "jour du dépassement" arrive de plus en plus tôt depuis plusieurs années..

Alors que nous sommes en pleine 6ème exctinction de masse des espèces vivantes...

Comment peut-on se réjouir de ces JO 2024, dont on sait qu'ils sont très énergivores et gourmands en ressources ?

Tous les analystes sérieux et les personnes de terrain ne cessent d'expliquer que la SEULE solution est de fortement modérer toutes nos consommations, et donc de RALENTIR, les pouvoirs économiques et politiques, eux, ne cessent d'appuyer sur l'accélérateur...

Voir le docu' ci-dessous - Attention, l'angle d'attaque y est parfois un peu "cul-cul" / "Bobo" / "Construisons le monde de demain"... mais le fond reste tout à fait pertinent (qui peut se résumer à "on prend lentement conscience qu'on est devenu collectivement débiles") :

"L'urgence de ralentir" : Lien alternatif

Au delà des conséquences les plus médiatiquement visibles de ces JO 2024, les mécanismes propres à la logique même de ce type d'événement méritent d'être étudiés de plus près...

Le déni et une croyance aveugle dans le technosolutionnisme d'une grande partie des élites (et de la population) constituent un frein au changement qu'il est difficile de surmonter.

Heureusement, la célébration des JO 2024 va remonter le moral de tout le Monde, et puis "jusqu'ici, tout va bien...".

Nous allons tous fêter ensemble les "valeurs du sport", et alimenter cette énorme machine à pognon, dont on mesure déjà d'avance les problèmes qu'elle entraine et le "coût écologique" quelle implique.

Mais, bon, c'est vrai que d'un autre côté, quand même, il ne faut pas oublier que...

"Déjà, les JO 2024, c'est des emplois !"

"_Mais oui, vous savez, ces JO 2024 pourraient permettre de créer jusqu'à 150 000 emplois directs."

capture écran site Internet paris2024.org

Paris 2024 : des opportunites pour l'emploi/

https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/01/25/jo-2024-la-difficile-bataille-de-la-creation-d-emplois-en-seine-saint-denis_6159198_3234.html

À ce titre, je vous renvoie au site Internet emplois2024.fr créé pour l'occasion, avec ses magnifiques 9714 offres d'emplois à pourvoir (capture écran faite le 21/05/2023).

Et pour info, ce site Internet est placé sous l'égide de Pôle Emploi, ce qui est un peu fort de café en terme de mélange des genres. Rappelons que Pôle Emploi est un établissement public à caractère administratif, autrement dit, un service public, alors que les JO 2024, c'est le CIO, une organisation internationale non gouvernementale à but non lucratif... mais entachée par des affaires de corruption et autres prises illégales d'intérêts avérées.

Courrier international : L'ex-gouverneur de Rio reconnaît avoir payé des pots-de-vin pour obtenir les JO

RMC Sport : Pourquoi les JO 2022 de Pekin font tant polémique

Le Monde : JO Paris 2024, deux rapports pointent des risques d'atteinte à la probité

Justifier un projet économique toxique en invoquant les emplois que cela va créer est une stratégie éprouvée. Vous avez peut-être déjà entendu le terme "chantage à l'emploi" ? C'est exactement de ça dont il s'agit ici.

En ces "temps de crise", les arguments du "poids économique" des JO 2024 pour le pays, et celui des bénéfices pour "le secteur du tourisme" écrasent tout sur leur passage, alors que l'on sait bien que le "ruissellement" des bénéfices financiers n'aura pas lieu, et que seule une minorité privilégiée aura la plus grosse part du gâteau.

Il suffit de voir la ribambelle de sponsors et partenaires pour se faire une idée de l'ampleur du business que représentent les JO :

Partenaires officiels JO2024

"Oui, mais il nous restera au moins les infrastructures."

>>> "Connaissez-vous les éléphants blancs ?" <<<

Encore un argument dont les faits nous ont déjà démontré par le passé que bien souvent, les infrasctructures construites pour les JO finissent souvent par être purement et simplement laissées à l'abandon :

https://www.francetvinfo.fr/sports/jo/jo-2024/en-images-de-sarajevo-a-rio-ces-infrastructures-des-jo-tombent-en-ruine-quelques-annees-plus-tard_2309441.html

Ne pas prendre position, c'est déjà une prise de position.

Et une bien piètre position, car en l'occurrence, considérer que "de toutes façons, qu'est-ce que ça change ?" revient à cautionner cette mascarade mortifère.

Oui, je sais, c'est un peu "cash". Mais les gens aiment les formules chocs. Ça fait de la polémique. La polémique c'est des vues et des commentaires. Donc potentiellemment de la monnaie. CQFD.

Et nous dans tout ça ? Responsables ou pas ?

Parce que moi c'est ça qui me questionne, en fait.

Est-ce qu'à un moment nous allons être capables d'appuyer sur pause, pour réaliser que nous nous laissons joyeusement embarquer dans un "narratif collectif" créé de toutes pièces (la "grande fête du sport"), et qui va coûter des milliards, alors qu'il y a actuellement d'autres priorités autrement plus sérieuses à gérer ?

Au nom de quel impératif ces Jeux Olympiques peuvent-ils encore trouver une justification crédible auprès du grand public ?

La confusion entre libertés individuelles et plaisirs égoïstes (et destructeurs).

Lorsqu'on constate qu'une pratique est néfaste, l'intelligence minimum nous dicte de mettre fin à cette pratique.

Ce n'est plus un secret, nos petits caprices d'individus "qui veulent profiter de tout ce que le Monde et la vie ont à offrir" ont des relents de cimetière.

Je vais me la péter un peu en citant à ce titre le mythe du tonneau percé de Platon :

On passe notre vie à faire croire aux gens que le bonheur c'est l'accumulation d'expériences, mais c'est comme vouloir remplir un tonneau percé : l'accumulation ne sera jamais suffisante.

Quand on parle "d'expériences", on parle en fait essentiellement de "tourisme".

tourisme : nom masculin

  1. Action de voyager, de visiter un site pour son plaisir.
  2. Ensemble des activités, des techniques mises en œuvre pour les voyages et les séjours d'agrément.

https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/tourisme/78701

Questionnons le tourisme :

Les effets dévastateurs du tourisme et de "l'industrie des loisirs" sont connus, et non, il ne s'agit pas d'un délire complotiste ou partisant, puisque ce problème est ouvertement abordé sur le site gouvernemental vie-publique.fr :

https://www.vie-publique.fr/eclairage/24088-le-surtourisme-quel-impact-sur-les-villes-et-sur-lenvironnement

Donc tous les débats devraient s'arrêter ici.

Si une activité est néfaste, peut importe les enjeux économiques : on arrête cette activité.

"_Les enfants, il est tant de renoncer au superflux."

Attention, je vois déjà les "Encore un écolo-dictateur !", et autres "Tu veux qu'on vive comme des Amish ?". Grave erreur. Il ne s'agit pas re renoncer aux progrès scientifiques et technique, ni de "retourner au Moyen-Âge", juste d'être plus raisonnables dans nos actes.

L'exemple du "crédit kilomètres en avion" :

La pollution générée par le transport aérien de personnes est un problème connu (et volontairement ignoré par une sphère politique totalement vendue aux intérêts économiques en jeu).

Pourtant, l'idée d'un "crédit de kilomètres en avion" ne serait pas totalement déconnante.

On attribuerait à chaque personne un nombre de milliers de kilomètres parcourables en avion, sur une période qui resterait à définir (dans une plage de 2 à 5 ans).

Bien entendu, hors de question de faire de ces crédits un "maché des kilomètres avion" : les crédits seraient nominatifs et non échangeables ou transférables.

On pourrait envisager des dérogations pour les personnes en urgence vitale (qui doivent prendre l'avion pour aller se faire soigner), ou dont le métier justifie réellement un déplacement en avion : secouristes, soignants, militaires... Mais certainement pas pour Jean-François CAC40 qui dois aller signer des contrats à New-York, ni pour les diplomates et politiciens en "visite de courtoisie". Démerdez-vous comme tout le monde, ou mieux encore, utilisez les outils de ce fameux "monde digital" dont vous aimez tant nous vanter les mérites.

Et pour tout ceux qui veulent juste "voir le Monde", ce sera un voyage toutes les XX années, et si ton crédit est épuisé, eh bien il faudra attendre de l'avoir suffisament "rechargé".

Le rénoncement : l'exemple des jeux vidéos.

J'adore les jeux vidéos.

C'est un objet culturel que j'ai vu naître et grandir en même temps que moi, et qui m'a enrichi à de nombreux niveaux sur le plan personnel.

Cependant, j'ai bien conscience que l'industrie des jeux vidéos est devenue très néfaste, notamment à cause du développement des jeux en ligne et du modèle du "tout dématérialisé", pour lesquels des milliers de serveurs informatiques et d'infrastructures tournent à plein régime en permanence.

On pourrait également parler du marketing colossal déployé pour les gros jeux dits "triple A", des enjeux de l'E-sport et du pro-gaming devenus démesurés, ou encore du problème des pathologies aggravées par les jeux vidéos (addiction, désociabilisation, commautés de joueurs toxiques dans lequelles de stupides batailles d'ego finissent parfois en drame #swating...).

Bref, j'aime les jeux vidéos malgré toutes les mauvaises choses qu'ils peuvent engendrer.

Eh bien si on me dit : "Maintenant, les jeux vidéos, il faut arrêter définitivement, ou au moins sérieusement en réduire l'usage"